mercredi 25 janvier 2012

Sois naturel, sois toi-même

 Nous avons visité le FRAC des Pays de la Loire a l'occasion de l'exposition "SOIS NATUREL, SOIS TOI-MÊME". Cette exposition temporaire regroupe les oeuvres de plusieurs artistes chinois.

YANG GUANGNAN How to walk, 2011 (photo personnelle)
Ces pierres sur roulettes, qui nous interrogent et nous amusent, font penser à des animaux (des tortues par exemple). On peut en effet créer un lien entre le minéral/ l'animal.
Le paradoxe réside dans le fait qu'une pierre est immobile, alors qu'avec des roulettes, elle devient mobile (et se rapproche ainsi de l'animal).
On peut aussi remarquer une référence au zen, à la culture chinoise.

KAN XUAN Huan Sao, 2011 (photo personnelle) 
Ces étagères, remplies par des bocaux de purée de piment, sont exposées en duo avec un film qui tourne en boucle, projeté sur un écran plat.
Le film: Sur le tablier d'une femme, l'inscription "miss univers" est écrite. C'est la représentation d'une maman. Elle mange une grosse cuillère d'épices, ce qui fait penser au chaud, à l'Afrique, et donc à la savane.
C'est en fait une façon de représenter les idées reçues (pour la Chine, on pense au riz, à la muraille de Chine ; pour l'Afrique, on pense à la savane)
L'artiste a réinterprété l'étiquette d'épices. On a ici un lien évident avec le pop art et Andy Warhol.

HUANG XIAOPENG Nous avons ouvert le sud de certaines terres en friche stupide comme toujours nous devons rentrer à la maison à la terre, 2011 (photo personnelle)
Des clubs de golf sont plantés dans le mur grâce à leur extrémité attachée à des couteaux Ikéa.
L'oeuvre parle de la mondialisation, des échanges.
L'artiste a récupérer des phrases politiques, des poèmes,... et les a retraduit. Ce qui donne, après 18 traductions: "L'homme pour se ressourcer se rapproche de la nature."
L'artiste en est venu à imaginer un homme qui tape au golf.
La façon qu'il a choisi de présenter les éléments fait penser à des libellules.

DUAN JIANYU !!! NO.3, 2011 (photo personnelle)
Des chaussures compensées, une mini-palette et un mini-pinceau qui pourraient se ranger dans le talon.

YANG XINGUANG Sharp point, 2011 (photo personnelle)

YANG XINGUANG Sharp point, 2011 (photo personnelle)
Yang Xinguang est un artiste qui aime travailler le bois. Il s'agit ici de bois récupéré à côté du Frac.
D'après notre guide, l'artiste, qui découpe ces pointes à la machette, a une technique très particulière qui mériterait sûrement d'être vue pour comprendre encore mieux son travail.

DUAN JIANYU Muse and museum NO.2, 2011 (photo personnelle)
YANG GUANGNAN Where are you, 2011 (photo personnelle)


YANG GUANGNAN Where are you, 2011 (photo personnelle)

Cette cascade de jean et de ficelle est un portrait d'homme - sans corps.
On trouve ainsi un jean, une chemise, une écharpe, un bonnet, un caleçon, des gants, des chaussettes.
L'artiste a acheté le tout dans une friperie et les a saucissonnés avec une ficelle blanche.
Les vêtements représentent l'apparence/ l'enveloppe extérieure. Mais ils se retrouvent en fait à l'intérieur, car la ficelle fait penser à des os.
L'oeuvre parait assez violente.

Elle me fait penser à une autre oeuvre de l'artiste:


YANG GUANGNAN Whip, 2009 (photo internet)

mardi 3 janvier 2012

La chaise rayée.

A l'occasion d'un sujet sur la rayure en Création Plastique, je me suis intéressée à la Rainbow Chair de Patrick Norguet. Un peu tombée dessus par hasard, alors que j'étais à la recherche de références, cette chaise a attiré ma curiosité.
Cette chaise en plastique exprime très bien la rayure puisqu'elle est composée de lignes multicolores sur toute l'assise et les pieds. Elle est très colorée et esthétique.


traduction de la légende de la Rainbow Chair: "Chaise avec un sandwich comme la structure des feuilles de PMMA", le PMMA étant un thermoplastique transparent utilisé pour remplacer le verre (dans le langage courant = du Plexiglas).

dimanche 4 décembre 2011

Martin Parr: Autodérision

"Depuis plusieurs années, lors de ses déplacements, Martin Parr a pris l'habitude de se faire photographier par des photographes de studios locaux, par des photographes de rue, ou dans des photomatons.
Il en résulte toute une gamme de portraits dont l'esthétisme va de l'âge d'or des studios de l'époque victorienne, aux manipulations de la photographie numérique, en passant par la photographie de studio outrageusement retouchée."

Il a d'ailleurs compilé toutes ces photos pour en faire un livre, publié en 2000. Cet album prête vraiment à sourire, les photos étant retouchées de façon étrange et/ou excessive, de plus le décor est souvent vieillot et/ ou surchargé. Martin Parr n'a pas peur du ridicule, et c'est ce qui fait toute l'originalité du livre.







source texte entre guillemets: http://www.jeudepaume.org/: site du musée du Jeu de Paume

Martin Parr: Illustrations

CONSOMMATION DE MASSE:
GERMANY. Oberhausen. 'Centro', Europe's largest shopping centre. A customer self-scanning for easier shopping in Charlie's farm (1996)

England-bristol,cribbs causeway (2002)


habitudes alimentaires:
A ladie eats an ice cream, Floride/ série Common Sense (1998)

GB. England. New Brighton. Queuing for hot dogs (1985)
Hollywood- gala (2000)

GB. England. Weston Super Mare. Cakes made to look like pigs (1998)


TOURISME
Le sphinx, Egype (1992)
Luxury Seoul Art Fair (2007)
Tour de Pise, Italie

LUXE:




 KITCH/ OBJETS DE COLLECTION
Barack Obama Ephemera (2009)

DéFAUTS/ FAIBLESSES mis en valeur:




Autres:



United Arab Emirates, Dubai (2007)

Martin Parr: son job

Martin Parr est un journaliste qui s'inscrit dans la photographie documentaire. Il porte un regard critique sur la société, notamment sur la consommation de masse, le luxe, le tourisme, les relations humaines, et l'alimentation.

Il aime l'abondance, le banal, l'ennui, le kitch.
Bored Couple, Kotka, Finland (1991)
Ses photographies sont caractérisées par des touches d'humour, du décalage, de l'ironie, et de la dérision.
Il repère les contradictions, les faiblesses, les ridicules, la bassesse des situations qu'il photographie.


Il a une approche satirique, orientée sur des détails du comportement, utilisant le flash et le "déclenchement inopportun" (les yeux mi clos, la bouche ouverte, les gestes suspendus un peu idiots) comme mode de décortication de la société anglaise.


Il a pour volonté de montrer des scènes de vie drôles, pathétiques, qui font sourire.


En fait Martin Parr capte généralement l'instant qui fait sourire, mais que l'on ose pas montrer du doigt parce qu'on s'y reconnaît.

Disneyland- Tokyo (1998)

Martin Parr compose plus ou moins ses images mais selon lui il n'a pas besoin de mise en scène car "le monde est suffisamment fou pour [lui] permettre d'obtenir ce qu'[il] veut".

Comme beaucoup d'artistes/ photographes, même si ses clichés intéressent et plaisent, Martin Parr a aussi été critiqué. Le reproche principal qu'on lui a fait est que l'on pouvait ressentir un sentiment de supériorité à l'égard de ceux qu'il photographie. Mais Martin Parr n'est en fait pas dans cette optique et affirme "moi et ceux que je photographie, nous faisons pari du même monde".

sources:
+ http://www.mycontemporary.com/ : site/communauté sur l'Art Contemporain
+ http://photonumerique.codedrops.net: cours sur la photographie numérique
+ http://unephotoparjour.blog4ever.com/: blog proposant une photo par jour
+ http://www.artevod.com/: site de la chaîne Arte

+ vidéo-reportage sur Martin Parr
+ sources diverses pour les images

dimanche 27 novembre 2011

Martin Parr: Biographie

Martin Parr est né en 1952 à Epsom, en Grande Bretagne. Enfant, son intérêt pour la photographie était encouragé par son grand-père, étant lui-même un photographe amateur passionné, et membre de la Royal Photographic Society.
Entre 1970 et 1973, Martin Parr étudie la photographie à la Manchester Polytechnic. Pendant ses études dans cette école très axée sur la technique, il découvre son intérêt pour les cartes postales et les chromos. Son premier reportage, dans un hôpital psychiatrique, soulève quelques réticences chez ses enseignants, mais Parr poursuivra néanmoins son travail de prélèvement photographique sur le mode de la chronique sociale.
En 1974, Parr s'installe à Hebden Bridge, au Nord de Manchester, avec un groupe d'amis photographes. Ensemble, ils ouvrent l'année suivante un lieu d'exposition, l'Albert Street Workshop. Parr commence à vivre de son travail et réalise plusieurs enquêtes photographiques sur les habitants de la ville.
Dans les années 80 il abandonne la photographie en noir et blanc pour passer à la couleur.
Depuis cette époque, Martin Parr a travaillé sur de nombreux projets de photographie. Il a développé une réputation internationale pour son imagination innovante, son approche originale du reportage documentaire et son impact sur la culture phtographique au Royaume-Uni et à l’étranger.
En 1994 il devient membre de l’association photographique Magnum.
Ces dernières années, il a développé un intérêt pour la réalisation de films et a commencé à utiliser sa photographie à travers différentes supports comme la mode et la publicité.
En 2002 une grande rétrospective du travail de Martin Parr a été initié par le Babican Art Gallery et le National Media Museum. Cette présentation a fait le tour de l’Europe pendant 5 ans.
Martin Parr a été professeur de photographie en 2004 à l’Université de Wales Newport Campus.
Martin Parr a été invité en tant que directeur artistique pour les Rencontres d’Arles la même année.
En 2006 il a gagné le prix Erich Salomon.
En 2008 Martin Parr a présidé le New York Photo Festival, organisé pour la nouvelle exposition de Typologie.
Parrworld a ouvert à Haus de Kunst à Munich en 2008. L’exposition montrait la propre collection de Martin Parr d’objets, cartes postales, sa collection personnelle de photographies d’artistes anglais et internationaux, des livres de photo et ses propres photos. L’exposition a fait le tour de l’Europe pendant 2 ans.
A PhotoEspana, en 2008, Martin Parr gagne le prix Baume et Mercier en reconnaissance de sa carrière professionnelle et de ses contributions à la photographie contemporaine.
Martin Parr a présidé la Brighton Photo Biennal qui a eu lieu en octobre 2010.

Sources: site officiel de Martin Parr - extrait d'un article (traduit de l'anglais)
+ site du musée du Jeu de paume - extraits du PDF "Planet Parr"

samedi 5 novembre 2011

Martin Parr: présentation de l'artiste

Lui, c'est Martin Parr. C'est un photographe britannique, qui fait surtout de la photographie documentaire.

Pour commencer, après avoir fait quelques recherches, je suis tombée sur une vidéo concernant une des dernières expositions de Martin Parr au musée du Jeu de Paume et donnant quelques détails sur l'artiste. Ainsi, j'ai pu dresser une liste d'informations intéressantes pour introduire l'artiste.

- chaque image qu'il crée raconte une histoire
- il travaille beaucoup au flash, la lumière ne semble pas l'intéresser
- il mélange l'esthétique au récit
- ce n'est pas la forme de la photographie qui l'intéresse
- il appartient au monde de l'art et de la presse
- il est fasciné par le banal
- en 2008 il a travaillé pour le journal britannique The Guardian et pris en photo la population dans 10 villes du Royaume-Uni
- il collectionne les objets éphémères, il a un goût kitsh
- il collectionne les livres de photos